En 1852, aucun projet ne semblant aboutir, l'évêque de Saint-Dié commanda un petit orgue d'accompagnement à Jean Nicolas JEANPIERRE. L'instrument fut placé derriére la maitre-autel.
Composition de l'orgue de choeur de 1852 : Clavier manuel de 54 notes, buffet sans tuyau apparent. Bourdon 8 , Flûte 8 , Gambe 8 , Prestant 4 , Flûte 4 , Doublette 2 , Trompette 8 .
Ce n'est qu'en 1857 qu'un nouveau devis fut proposé par Jean Nicolas JEANPIERRE. L'orguede la tribune fut porté à 42 jeux sur 3 claviers et une machine Barker fut installée .
En 1803, le conseil municipal de SAINT-DIE demanda au préfet de lui attribuer le plus grand orgue vosgien afin de "regarnir" la tribune vide depuis 1797. Il s'agissait de celui de Moyenmoutier, construit vers 1776/77 par un facteur inconnu. L'instrument était un grand seize pieds de 36 jeux sur 4 claviers et pédalier. Le préfet accéda à cette requête le 24 novembre 1803. La tribune de la cathédrale fut modifiée pour soutenir l'instrument. Ainsi, malgré l'opposition des habitants de Moyenmoutier, l'orgue fut démonté par Grégoire RABINY, facteur à Epinal, et par François CALLINET de Rouffach. L'instrument fut transporté de Moyenmoutier à Saint-Dié puis remonté aprés avoir rogné le décor du grand-orgue pour le faire tenir sous les voûtes de la cathédrale. Plus tard, la municipalité de Moyenmoutier fit reconstruire un nouvel orgue dont le buffet était la copie de l'ancien.
En 1835, la tribune de la cathédrale fut à nouveau modifiée. Les deux piliers encore visibles actuellement datent de cette époque. L'orgue fut donc à nouveau démonté puis remonté en 1836/37 par Jean Baptiste GAVOT, facteur d'orgue à Bourbonne les Bains. Vers 1845, il fut envisagé de transformer profondément l'instrument. Un premier devis de Jean Nicolas JEANPIERRE proposait de porter l'étendue des claviers à 55 notes et d'ajouter une gambe, un salicional et une flûte de 16 pieds. Un autre devis proposé par Nicolas Antoine LETE était plus ambitieux. Il s'agissait d'installer des soupapes isopneumes, systéme inventé par son contremaître Orelle. Enfin Marie Pierre HAMEL rédigea un troisiéme devis portant sur le renouvellement de la soufflerie, des sommiers et de 19 jeux.
Lucien Noël, organiste titulaire nommé en avril 1897, éléve de l'école Niedermeyer, demanda un nouvel agrandissement qui fut exécuté par la maison JAQUOT en 1909 . Six jeux nouveaux furent ajoutés, la tuyauterie fut mise au diapason moderne, la pédale complétée à 30 notes , et l'ensemble fut réharmonisé par Delacroix, ancien éléve de Cavaillé-Coll. Il fut inauguré à Noël 1909. C'est cet instrument qui fut anéanti le 9 novembre 1944.
POSITIF DE DOS - 54 notes |
GRAND-ORGUE - 54 notes |
| Bourdon 8 -Flûte harmonique 8 - Salicional 8 -Unda Maris 8 - Prestant 4 - Flûte à cheminée - Doublette 2 - Plein jeu 3 rgs - Trompette 8 - Cromorne 8 . | Montre 16 - Bourdon 16 - Montre 8 - Bourdon 8 - Viole de gambe 8 - Prestant 4 -Flûte à cheminée 4 - Flûte octaviante 4 - Nazard 2 2/3 - Doublette 2 - Cornet 5 rgs - Fourniture 4 rgs - Cymbale 3 rgs - Bombarde 16 - Trompette 8 - Clairon 4 - |
RECIT EXPRESSIF - 54 notes |
PEDALE - 30 notes |
| Quintaton 16 - Bourdon 8 - Flûte traversiére 8 - Viole de Gambe 8 - Voix céleste 8 - Flûte octaviante 4 - Octavin 2 - Cornet 5 rgs - Basson 16 - Trompette 8 - Clairon 4 - Basson Hautbois 8 - Voix humaine 8 - Cor anglais 8 . | Violon 16 - Soubasse 16 - Flûte 8 - Violoncelle 8 - Flûte 8 - Bombarde 16 - Trompette 8 - Clairon 4 . |
L'orgue fut détruit en 1944 lors du dynamitage de la cathédrale.
Le 24 décembre 1839, Romary GROSJEAN fut nommé organiste titulaire de la cathédrale, par concours. Né le 12 janvier 1815 à Rochesson (Vosges), il était organiste de sa paroisse à l'âge de 12 ans, avant de partir pour Padoux en 1831 puis pour Remiremont en 1837.
Eléve de Théophile Stern à Strasbourg et de Boëly à Paris, il publia en 1850 un recueil de maitres anciens allemands puis l'Album d'un Organiste catholique en 1856,1857 et 1858, puis le Journal des organistes à partir de 1859. Il est décédé à Saint-Dié le 13 févier 1888.
Enterré au cimetiére de la cathédrale, sa tombe est actuellement l'objet de tractations entre la société philomatique et les services de la municipalité. Il serait regrettable que sa tombe disparaisse pour des raisons administratives ...