VOSGES   et   ORGUES


Le cloître

Orgue de l'abbatiale de SENONES          

L’abbaye de Senones fut fondée en 640 par saint Gondelbert. De l’abbatiale du XII° siècle, il ne subsiste que le clocher octogonal, intégré à l’église néo-romane construite entre 1860 et 1873.

L’un des premiers orgues de l’abbaye de Senones fut construit par Nicolas PLATEL et son neveu Henri HENRION en 1598. Il existait un autre orgue installé dans la rotonde, chapelle circulaire du XII° siècle et démolie en 1708. Cet orgue fut vendu en 1645.

En 1680, Jean HUMBERT, facteur à Vézelise, répara l’instrument de Platel et Henrion. Dom CALMET, abbé de Senones, signa en 1742 un marché avec Jean Jodoc Vonesche pour refaire un orgue neuf. Dom Antoine Jourdez, organiste à Toul, et qui avait vu l’orgue de Senones avant la révolution, affirmait qu’il s’agissait d’un orgue de huit pieds, à trois claviers. Après le rattachement de la principauté de Sam-Salm à la France en 1793, le patrimoine de l’abbaye fut converti en biens nationaux et l’orgue vendu le 21 avril 1794. On ignore ce qu’il en advint.

L’ancienne église abbatiale fut détruite pendant la révolution et reconstruite à l’économie en 1829. Un orgue y fut vraisemblablement placé, peut-être construit par l’abbé ETIENNE, curé au Ban de Sapt. Mais ceci n’apparaît pas dans les archives de Senones.

L’église fut à nouveau reconstruite entre 1860 et 1873 et c’est Charles DIDIER qui y installa un nouvel orgue. Charles mourut subitement au cours des travaux et c’est son fils Henri qui termina l’orgue. Celui fut inauguré le 24 septembre 1882. Malgré les propos favorable de Romary GROSJEAN, organiste de la cathédrale de Saint-Dié, l’orgue présentait des défauts que Théodore JAQUOT tenta de faire disparaître lors des réparations effectuées en 1889. De 1914 à 1918, Senones fut occupée par les allemands qui réquisitionnèrent tous les tuyaux de métal et les postages en plomb. Ceux ci furent remplacés en 1920 par la maison JAQUOT de Rambervillers.

L'orgue actuel

L’orgue actuel, en très mauvais état, compte 19 jeux répartis sur deux claviers et un pédalier. La transmission des notes et des jeux est mécanique; la tuyauterie en métal, de facture industrielle parisienne, a été mise en place par JAQUOT en 1920. Les tuyaux en bois datent de DIDIER. La console, tournée vers l’autel, est indépendante.

GRAND ORGUE - 56 notes

RECIT EXPRESSIF - 56 notes

PEDALE - 25 notes

Flûte 16 - Bourdon 16 - Montre 8 - Bourdon 8 - Flûte 8 - Gambe 8 - Prestant 4 - Fugara 4 - Doublette 2 - Trompette 8 - Clairon 4

 

Cor de nuit 8 - Gambe 8 - Voix céleste 8 - Flûte octaviante 4 - Basson hautbois 8 - Clarinette 8

Soubasse 16

 

Accouplement II / I

Tirasses I et II .

Le buffet néo-roman a été construit pour l’orgue de DIDIER. La façade et le positif postiche sont en chêne, le reste est en sapin. Les tuyaux de façade sont en zinc.

L'instrument est actuellement muet. L'orgue de l'abbé Guy RUYER a été provisoirement installé dans le choeur.

Pour en savoir plus sur l’abbaye, visitez le site de l’office du tourisme du Pays des Abbayes.

Fiche mise à jour le 17/02/2010.

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