VOSGES   et   ORGUES

Orgue de l'église de SAINT-AME

L'existence d'un orgue à Saint-Amé est attestée dés 1788. Cet instrument, d'après Christian Lutz, se trouve actuellement à Mazeley (88), près de Chatel sur Moselle. En 1857, les fréres GEHIN, facteurs à Saint-Amé, proposent de remplacer l'ancien instrument par un orgue plus important . Cet instrument avait été construit dans les ateliers des frères Géhin et devait servir de modéle. Il est installé en 1857 et vaut aux fréres Géhin la médaille d'argent au concours 1860 de la Société d'émulation des Vosges. L'orgue est complété en 1866 par un positif de dos de 8 jeux et inauguré le 12 décembre 1866 par Romary GROSJEAN, organiste de la cathédrale de Saint-Dié et par Hingre, organiste à Mirecourt.

Grand orgue - 56 notes

Récit expressif - 44 notes

Pédale - 18 notes

Bourdon 16 - Montre 8 - Grande Flûte 8 - Viola di Gamba 8 - Prestant 4 - Genshorm 4 - Doublette 2 - Sifflet 1 - Cornet - Fourniture - Trompette 8 - Clairon 4

Bourdon 8 - Voix angélique 8 - Cornet - Trompette 8 - Euphone ou Clarinette -

Bourdon 16 - Flûte 8 - Flûte 4 - Trompette basse 8 -

Soufflerie avec "grand réservoir alimenté par trois pompes, nouveau systéme mécanique ".

La soufflerie à trois pompes, qui faisait la fierté des fréres Géhin, est remplacée en 1926 par la maison JACQUOT qui ajoute un ventilateur électrique. En 1950, la maison ROETHINGER de Strasbourg répare l'orgue suite aux dommages de guerre et porte la pédale à 30 notes, ajoute trois jeux au récit et étend le clavier à 54 notes. Mais en 1987, l'orgue prend feu : le positif est presque entiérement détruit et une grande partie du grand-orgue est endommagée. Grâce à une bonne assurance, l'orgue est rapidement reconstruit par François DELANGUE, facteur à Amanvillers en Moselle. Celui-ci remet l'instrument dans son état d'origine, supprimant les ajouts de Roethinger.

L'instrument actuel comprend 30 jeux répartis sur trois claviers et le pédalier. Tous les tuyaux en bois, trés vermoulus avant l'incendie, ont été refait en copie par Delangue, mais il reste encore beaucoup de tuyaux en métal de Géhin , au grand orgue et au récit. Ces tuyaux sont de facture artisanale. Les tuyaux neufs ont été refaits en copie. La tranmission des notes et des jeux est mécanique . La console en fenêtre, détruite en 1987, a été reconstruite par Delangue. Le positif a été restauré au cours de l'été 2011 par la maison GUERRIER.

POSITIF de DOS

56 notes

GRAND ORGUE

56 notes

RECIT EXPRESSIF

56 touches / 44 notes

PEDALE

30 marches / 18 notes

Bourdon 8 - Flûte 8 - Unda Maris 8 - Flûte 4 - Quinte 2 2/3 - Doublette 2 - Clarinette 8 - Basson Hautbois 8

Bourdon 16 - Montre 8 - Flûte 8 - Gambe 8 - Prestant 4 - Dulciane 4 - Doublette 2 - Piccolo 1 - Cornet 4 rgs - Plein Jeu 3/5 rgs - Trompette 8 - Clairon 4

Bourdon 8 - Gambe 8 - Flûte 4- Cornet 3 rgs - Trompette 8 - Voix humaine 8

Soubasse 16 - Flûte 8 - Flûte 4 - Trompette 8

_____

Acc I / II -- Tirasse II -- Appel et renvoi Grand Jeu

Du buffet néo-gothique construit par Jean Baptiste Géhin, il ne reste plus que des scultures du grand corps. Le positif est entiérement neuf, de même que le soubassement et les parois latérales du grand buffet, refaits à l'identique par Delangue aprés l'incendie de 1987. Tout a été refait en orme massif, comme à l'origine, sauf les plafonds qui sont en sapin. La boîte expressive, en sapin, est placée à l'intérieur du grand buffet; l'expression se fait par l'ouverture du plafond, vers l'arriére. Les tuyaux de façade sont en étain, avec écussons rapportés en plein cintre dans les tourelles et imprimés en ogive dans les plates-faces.

( Photos deVincent DANIEL, organiste à SAINT AME.)

Fiche mise à jour le 04/09/2011

retour haut de page